La France est au bord du gouffre et de la banqueroute avec une dette qui ne cesse de s’accroitre à plus de 3 300 milliards d’€uros. Après un demi-siècle de budget déficitaire, il devient urgent, voir vital de prendre des mesures sérieuses de baisse du train de vie de l’Etat. La France étant, par ailleurs, le pays qui a le taux de prélèvement le plus élevé au monde, il n’est plus possible d’envisager une hausse des prélèvements et des impôts, au risque d’une révolte fiscale, dont le phénomène viral « @ NicolasQuiPaie » en est un signe évident.
Or à ce jour, aucun plan sérieux de réduction des dépenses publiques ne nous a été proposé. Le dernier en date, présenté par le 1er Ministre, François BAYROU, ouvre trop timidement la porte à quelques pistes intéressantes, dont la lutte contre la fraude sociale et fiscale (qui représente 50 milliards d’euros) et la lutte contre les arrêts maladie abusifs. Plusieurs pistes d’économie sont, par ailleurs, évoquées, mais jamais avec précision et clarté…
Les Français commencent à prendre conscience de la gravité de la situation et savent parfaitement qu’il est urgent de prendre des mesures concrètes dans ce sens. Cependant ils ne veulent pas être les dindons de la farce et refusent d’être les seuls à payer 50 ans de laxisme budgétaire. Les Français, toutes classes confondues, sont disposés à faire des efforts à la seule et unique conditions que l’Etat et nos gouvernants montrent l’exemple.
Monsieur BAYROU, c’est bien cela que vous devez comprendre, si vous souhaitez avoir une chance d’imposer un vrai plan de réduction des dépenses publiques…
L’exemplarité des élites est une condition nécessaire avant tout plan d’envergure. Aussi Je propose, ci-après, quelques idées précises de réduction effective, des dépenses publiques pour près d’1 milliard d’€uro sans que ces économies ne dégradent le fonctionnement global de l’institution France, ni ne pénalise notre compétitivité.
10% de réduction des budgets de fonctionnement
Premièrement, je propose la réduction de 10% du budget de fonctionnement de l’Elysée (125,5 M€) de Matignon (315,20 M€ ) de l’Assemblée nationale (643,10 M€) du Sénat (332,83 M€), soit une économie totale annuelles de 140,5 M€
10% de réduction de l’Indemnité représentative de frais de mandat des députés et Sénateurs, soit une réduction annuelle de 4 millions d’euros.
Suppression du CESE et des CESE Régionaux
Le Conseil Economique Social et Environnemental, ainsi que ses déclinaisons régionales, produits de nombreux rapports à destination des Conseils Régionaux sur des sujets divers et variés qui, pour la plupart, ne sont jamais lus et viennent remplir les tiroirs de nombreux bureaux régionaux. Coût annuel estimé de ces 23 CESE, 600 M€.
Suppression des 150 agences nationales
La France a le privilège de compter en son sein, 450 agences nationales et plusieurs centaines de structures publiques dont, pour la plupart d’entre elles, l’action n’est jamais évaluée ni l’efficacité prouvée. Je propose donc d’en supprimer au moins 150 pour plusieurs centaines de milliers d’euros.
De nombreuses autres sources d’économie existent naturellement et devront être mises en œuvre sans délai : Suppression de l’AME pour 1 milliard d’euros, reconduction à la frontière des OQTF, attribution des aides sociales après 3 ans de présence légale sur le territoire national, suppression des allocations sociales versées à l’étranger (pourtant promise par G. ATTAL en son temps), réforme de la carte Vitale dont on apprend qu’il en existe 72 millions en circulation (pour 67 millions d’habitants), réforme des aides sociales (toujours autant pléthoriques et illisibles).
Ces mesures seront certainement qualifiées de populistes par certains, mais je suis convaincu qu’elles sont de nature à montrer l’exemple et seraient un signal fort à envoyer aux français, qui, à cette seule condition, accepteront eux-mêmes de faire des efforts qui s’imposent.
Il est essentiel que nos dirigeants et nos élites politiques montrent l’exemple et s’appliquent à eux-mêmes les efforts qu’ils voudraient faire porter aux Français… Il en va de la réussite d’un futur plan de réduction massive des dépenses publics pour sauver le Titanic France.